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Yann Esposito (Yogsototh) 1033b6a2b7
journal/2021/2021-04-18.org
2021-04-18 09:44:38 +02:00

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#+Title: Journal (2021-04-18 - ∆y=44.12 (16115))
#+Author: Yann Esposito
#+Date: [2021-04-18]
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* Résume Journée
:PROPERTIES:
:CREATED: 20210418
:END:
| sommeil | ?/5 | horrible -> comme un bébé |
| activité φ | ?/5 | au lit -> sport |
| nourriture | ?/5 | malbouffe -> saine |
| humeur | ?/5 | exécrable -> excellente |
| intérêt | ?/5 | ennuie -> exceptionnel |
- Faits positifs
- Faits marquants
- Résumé des discussions intéressantes
- Réflexions/Essais
* 2021-04-18 Sunday
** 09:14
Hier nous sommes allé visiter une maison avec Krystelle.
Et, alors que le prix est au plus faible de la région pour ce type de bien.
Nous n'avons tout simplement pas les moyens de faire une offre et de se
payer une maison.
Et depuis quelques temps, ma sensation de fond est l'impuissance.
La perte de controle face aux épreuves.
Et je suis tombé par hasard hier sur un commentaire de film à propos de
"The incredible shrinking man".
Et en effet, il s'agit de l'histoire d'un homme qui perd sa puissance, qui
disparaît petit à petit.
Mais au lieu de finir comme toutes les séries B avec un retour à la normale
avec son épouse et son travail, ses amis.
Le protagoniste a une révélation.
Après avoir fait face à un retour à son moi animal, un retour à ses
instincs de survie.
Le protagoniste fini sur un monologue qui se termine par:
"To God, there is no zero. I still exist!"
Plus précisément, il dépasses ses inquiétudes et ses angoisses en ne se
projetant plus sur le monde des Hommmes, mais sur la nature.
L'infiniment grand, et l'infiniment petit.
Nous avons trop tendance à oublier dans notre monde social d'Humain ce que
nous sommes vraiment.
Des animaux au sein d'un monde sauvage.
La crise du COVID est un premier rappel.
Nous sommes dépendants de la nature.
Il y a des épreuves à dépasser.
#+begin_quote
*Scott Carey*:
I was continuing to shrink, to become...what?
The infinitesimal?
What was I?
Still a human being?
Or was I the man of the future?
If there were other bursts of radiation, other clouds drifting across seas
and continents, would other beings follow me into this vast new world?
So close - the infinitesimal and the infinite.
But suddenly, I knew they were really the two ends of the same concept.
The unbelievably small and the unbelievably vast eventually meet - like the
closing of a gigantic circle.
I looked up, as if somehow I would grasp the heavens.
The universe, worlds beyond number, God's silver tapestry spread across the
night.
And in that moment, I knew the answer to the riddle of the infinite.
I had thought in terms of man's own limited dimension.
I had presumed upon nature.
That existence begins and ends is man's conception, not nature's.
And I felt my body dwindling, melting, becoming nothing.
My fears melted away.
And in their place came acceptance.
All this vast majesty of creation, it had to mean something.
And then I meant something, too.
Yes, smaller than the smallest, I meant something, too.
To God, there is no zero.
I STILL EXIST!
#+end_quote
Il y a d'autres films qui travaillent sur la même notion de sensation de
perte de soi.
Certains moins optimistes.
"La moustache" par exemple.
Hier, j'ai finalement rasé mon bouc.
Je n'arrive pas à entretenir ma barbe pour la conserver assez souple pour
qu'elle ne soit pas désagréable au toucher.
Pour mon épouse surtout mais aussi pour moi.
Je l'ai rasé.
Et, un petit peu comme dans la moustache.
Hier nous avons eu un repas, toute la famille, ainsi que Jena.
Personne ne semblait l'avoir remarqué.
Comme si, mon changement d'apparence était passé totalement inaperçu.
Comme si, les gens m'écoutent, mais ne me voyaient pas.
Comme si je n'avais pas d'importance dans le déroulement des évênements.
Mes actions semblent n'avoir aucune importance.
J'ai l'impression d'avoir une sorte de syndrôme inverse de celui des
paranoïaques.
Au lieu de penser que tous le monde m'en veut, que je suis au centre de
tout, presque du solipsisme.
J'ai une impression inverse.
Comme si je n'étais qu'un spectateur.
Je regarde la monde, et mes actions se disolvent comme un petit nuage de
lait dans de la mer pour disapraître à tous jamais.
Je peux essayer d'avancer, d'influencer.
Je n'existe plus.
Il faut que je retrouve un petit sentiment d'estime personnelle.
Aujourd'hui, je ne retrouve cette sensation positive que dans mon milieu
professionnel.
Mais il a disparu dans mon monde social et familial.
J'existe, encore un peu, mais comme un fantôme qui devient transparent
petit à petit.
Je sens que, comme dans la chanson de Brassens, je mourrai sans ennuyer
personne en creusant ma propre tombe, et en la refermant sur moi.
Tous les efforts de ma vie me semblent vains.
Et il me sembleront vaints tant que j'aurai pour mesure de tout chose mon
environnement social proche.
Toutes nos connaissances qui ont des maisons, villa, et pas moi.
Mes enfants qui partent dans des directions complètement incontrôllables.
Ma fille avec ses troubles d'angoisses profondes.
Mon impression est de ramer dans un torrent, je fais au mieu pour sauver ce
que je peux.
Mais le courant m'entraîne sans possibilité d'aller dans une direction que
je contrôle un tant soit peu.
Vraiment, la perte de puissance est probablement à la base de mon mal-être
depuis de longues années.
Ce mal-être fait maintenant parti de ma personalité.
Et il faut que j'arrive à le dépasser.
À re-ingineerer ma personalité.
À ne pas être la victime de mon moi intérieur et à le dompter.
Comme l'Humain dompte la nature.
Je dois trouver un moyen de dompter mon moi intérieur.
Je dois me changer pour devenir le meilleur de ce que je puis être.
Et pour celà, je dois revenir à ce que j'étais avant de subir des épreuves
qui m'ont façonné et disons, érodé.
Sans ne rien oublier, je dois repartir avec cette expérience en mémoire,
mais je dois dépasser mon moi.
Je dois ré-exister.
Si ce n'est à l'extérieur, je dois le faire à l'intérieur.
Il y a ce que je peux changer, et ce que je ne peux changer, influencer.
Je peux me changer moi.
Je peux faire le bien et me sentir fier de nouveau.
Je sais que j'ai ces compétences.
Faut-il que je les retrouve.
Revenir vers des amis, aider ceux que je peux.
Et pas seulement me sentir enfermer dans un besoin d'avoir plus de moyens
personnel.
Il faut que j'essaye de ré-écrire, d'aider, d'être utile.
Que je donne des cours, que j'aide les autres à commencer par mes proches.
Que je retrouve de l'énergie.
Que je recommence le sport pour pouvoir avoir la force d'aider et de
changer.
Que je contrôle mon état mental, comme on contrôle un Lion.
Que je le remette en cage.